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Ce qu'il faut faire
- Se rendre disponible, établir un climat de confiance tout en posant des limites (limites de sa disponibilité, de la confidentialité, de ce que vous pouvez ou ne pouvez pas faire, etc.)
- Inviter la personne à vous faire part de ce qu'elle vit et de ce qu'elle ressent.
- Evoquer ouvertement vos craintes (ne pas craindre de demander si la personne a pensé au suicide!), et accepter de parler des éventuelles envies suicidaires de la personne (nommer la mort, la douleur, la souffrance). Évaluer les risques d'un passage à l'acte suicidaire imminent.
- Ne pas rester seul avec le témoignage de souffrance d’une connaissance et en parler avec une personne de confiance (parents, professionnel de la santé, enseignant,…)
Demander :
- Si la personne a déjà pensé au suicide si oui
- A t-elle envisagé comment se tuer si oui - A t-elle déjà établi un projet pour se tuer si oui, - Comment ? Où ? Quand ?
SI OUI, N'OUBLIEZ PAS QUE VOUS AVEZ LE DEVOIR D'ASSISTANCE A PERSONNE EN DANGER ! Il faut tout faire pour s'interposer dans ce projet : prévenir les proches, ne pas laisser la personne seule, se relayer auprès de la personne suicidaire, la déposséder, de force s'il faut, de ses médicaments, de l'arme, des clés de son véhicule. Si cela n’est pas possible, ne pas hésiter à faire appel à la police ou à l’ambulance. Une fois le danger écarté, il faut absolument que cette personne soit vue par un professionnel de la santé, de préférence un médecin. Il est donc impératif d’appeler un médecin qui se déplace au lieu où vous vous trouvez (par exemple SOS Médecins) ou se rendre au centre des urgences le plus proche.
Si le projet suicidaire n'est pas défini :
Insister sur le non-choix qu'est le suicide : loin d'un acte de courage, d'un choix philosophique, les jeunes se tuent parce qu'ils ont l'impression que c'est la seule possibilité qu'ils ont à un moment donné
Chercher avec la personne suicidaire d'autres solutions qui pourraient l'aider à passer sa crise suicidaire (personnes, activités, organisation, etc.), tout en respectant ses capacités du moment et son propre rythme.
Insister sur le caractère irréversible de la mort : les jeunes meurent parfois parce qu'ils ont voulu mettre de côté ? fuir ? un moment de leurs difficultés, ou se prouver quelque chose, ou vérifier ce que leur disparition ferait à d'autres. La mort c'est définitif, irréversible, et personne n'en est revenu pour dire s'il existe une vie après la mort !
Evoquer clairement qu'il existe d'autres solutions que le suicide pour obtenir des changements souhaités, et qu'il est important de ne pas rester seul avec ses problèmes.
Avant de proposer une démarche d'aide, évoquer les différentes démarches que la personne a déjà faites pour rechercher de l'aide en la poussant à évaluer ce qui lui a été utile de ce qui a été inefficace.
Etre en contact avec une personne suicidaire est délicat : Assurez-vous de guidance de spécialistes qui pourront vous aider à aider ! Ne jamais rester seul avec ses préoccupations concernant une personne suicidaire est une règle fondamentale. Vous pouvez obtenir cette aide auprès de l'unité Etude et prévention du suicide, tél. : 022/ 382 42 42 (24h/24, 7j/7).
Ce qu'il ne faut pas faire :
- Il ne faut surtout pas banaliser ! Les propos suicidaires sont toujours à prendre au sérieux !
- Il ne faut pas juste " attendre que ça se passe "
- Il ne faut pas juger la personne, se moquer d'elle, l'humilier.
- Il ne faut pas distribuer des recettes aussi simples qu'inefficaces comme : n'y pense plus ; secoue-toi ; va faire du sport ; etc
- Ne dites jamais " ça ira mieux demain " en guise de toute discussion et conclusion.
- Ne dites jamais " tu as tout pour être heureux " ; " tu n'as pas de raisons de te plaindre " ; " pense à tous ceux dans le monde qui souffrent vraiment ".
- Ne donnez pas des exemples de ce qui vous est arrivé, ou de ce qui est arrivé à d'autres, à moins que la personne suicidaire ne vous le demande.
- Ne vous rendez pas complice d'un malaise ou d'un projet suicidaire (par ex. en justifiant les absences scolaires, en dissimulant des fugues, en faisant des choses à sa place sans expliquer pour quelle raison c'est vous qui les faites).
- Ne vous laissez jamais enfermer dans le piège du secret ! Le devoir d'assistance à une personne en danger justifie toutes les démarches que vous pouvez faire pour empêcher quelqu'un de se tuer.
- Ne faites pas croire à votre toute-puissance : vous ne pouvez pas tout faire seul, vous ne pourrez pas toujours être disponible et vous ne pouvez pas garantir le secret et la confidentialité si la vie de quelqu'un est en jeu !
- Ne cédez pas à des chantages !
- Ne mettez jamais une personne suicidaire au défi de passer à l'acte.
Vous n'êtes jamais responsable du geste suicidaire d'une personne.
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